Il y a trois ans, en mai 2023, je choisissais le nom qui allait porter cette aventure : Vino Dilectio. Trois ans plus tard, à l'occasion de cet anniversaire, j'avais envie de raconter d'où vient ce nom — et pourquoi il me ressemble toujours autant.
Un mot oublié du vieux français
Dilectio n'est pas un mot inventé. C'est un terme de vieux français, aujourd'hui tombé en désuétude, qui désignait un amour passionné et profond pour quelque chose — bien au-delà d'un simple goût ou d'une préférence. Une dilection, c'était une inclination du cœur, presque une dévotion.
En le redécouvrant, j'ai tout de suite su que c'était le mot qu'il me fallait. Parce que ce que je ressens pour le vin de Bourgogne, et pour le métier de sommelière, n'a jamais été une passion polie ou de façade. C'est quelque chose de plus ancien, de plus enraciné — le genre d'amour qu'on porte à une terre, à un savoir-faire, à un geste transmis.
J'y ai simplement ajouté vino, pour le vin, évidemment. Et pour l'évidence aussi : ce nom ne pouvait raconter que ça.
Pourquoi ce nom plutôt qu'un autre
En Bourgogne, on ne parle pas seulement de vin : on parle de terroirs, de climats, de vignerons, d'un patrimoine qui se transmet de génération en génération. Choisir Vino Dilectio plutôt qu'un nom plus classique ou plus commercial, c'était une façon d'affirmer dès le départ ce que je voulais proposer : non pas une dégustation standardisée, mais un moment de partage sincère autour de ce que j'aime le plus au monde.
C'est cette philosophie qui guide chaque atelier que j'anime dans mon caveau du centre de Dijon : faire découvrir la Bourgogne à travers les yeux — et le palais — de quelqu'un qui en est réellement amoureuse.
Trois ans plus tard
Depuis mai 2023, Vino Dilectio a accueilli des centaines de curieux, néophytes comme connaisseurs, venus du monde entier, dans une cave voûtée du cœur historique de Dijon, pour des ateliers de dégustation vins et fromages pensés comme des moments intimes plutôt que des visites touristiques classiques.
Le nom n'a pas changé. Le sens non plus. Simplement, trois ans après, je peux dire qu'il n'a jamais aussi bien porté ce que je fais.